De Dakar à Djibouti

Un appel pour les peuples non atteints

Le problème : les non-atteints

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

— Matthieu 28:19

Sur les 8 milliards de personnes vivant aujourd’hui sur terre, plus de 3 milliards vivent au sein de groupes de population non atteints (GPNA), avec peu ou pas d’accès à l’Évangile de Jésus-Christ. Le Joshua Project recense environ 17 428 groupes de population dans le monde, dont plus de 7 400 sont considérés comme non atteints — soit plus de 42% de la population mondiale.

On les appelle collectivement les peuples THUMB (Tribal, Hindou, non-religieux — dont une grande partie du monde chinois —, Musulman, Bouddhiste). Ces peuples n’ont, pour la plupart, aucune histoire chrétienne. Ils avancent sur un chemin qui mène à l’éternité sans jamais avoir entendu comment aller au ciel — ils n’ont jamais eu le choix de choisir Jésus (Romains 10:14).

La fenêtre 10/40

La majorité de ces groupes les moins atteints du monde se trouvent dans ce qu’on appelle la fenêtre 10/40 — la bande qui s’étend entre 10 et 40 degrés de latitude nord, du Maghreb à l’Asie du Sud-Est.

Le Sénégal, et particulièrement l’intérieur des terres autour de Kaolack, se situe dans cette fenêtre. Moins de 10% du travail missionnaire mondial est fait auprès de ces peuples : pour 30 ouvriers envoyés vers des peuples déjà atteints, un seul est envoyé vers les non-atteints.

Le grand déséquilibre

Pour chaque dollar de ressources chrétiennes dans le monde, moins d’un centime est dirigé vers les peuples non atteints. Dans la parabole de la brebis perdue, le berger laisse les 99 pour aller chercher celle qui est perdue — il utilise toutes ses ressources pour la retrouver. Aujourd’hui, cette priorité est inversée.

Notre appel : de Dakar à Djibouti

« Je me suis fait un point d’honneur de porter l’Évangile là où Christ n’était pas encore annoncé… mais comme il est écrit : “Ceux à qui il n’a pas été annoncé verront, et ceux qui n’ont pas entendu comprendront.” »

— Romains 15:20-21

Dieu a parlé à notre équipe à travers plusieurs d’entre nous, à des moments différents. À moi, Ehonam Hamenou, Il a donné cette direction : « de Dakar à Djibouti ». Ce chemin traverse le Sahel, l’une des régions les moins atteintes du continent africain.

Qui je suis

Je suis né à Agoévé, près de Lomé, au Togo. Ma naissance fut elle-même un miracle — les médecins avaient dit à ma mère qu’elle devrait choisir entre sa vie et la mienne. Mon second prénom, Ehonam, signifie en langue éwé « Il me sauve ».

Mon enfance a été marquée par l’instabilité et la souffrance : parents séparés dès mes huit ans, violences à la maison, et à douze ans, un moment de désespoir absolu dont Dieu seul m’a sorti. Cette même année, je donnais ma vie à Christ dans une église baptiste — l’église qui, quelques mois plus tôt, avait empêché par la prière un attentat à la bombe visant notre quartier.

À dix-neuf ans, je rejoignais ma mère en France. Les années qui ont suivi m’ont fait connaître la précarité, jusqu’à vivre un temps sans domicile — une épreuve qui a nourri en moi une compassion durable pour les personnes en situation de rue.

En mars 2013, une rencontre avec Dieu dans une forêt près de Strasbourg a redirigé toute ma vie vers l’évangélisation. L’été suivant, quarante jours de jeûne et de prière dans les Alpes m’ont révélé ce qui reste le cœur de mon appel : aimer avec l’amour donné à la croix — aimer Dieu, aimer les autres, jusqu’à devenir Amour.

De cette conviction sont nées plusieurs initiatives à Strasbourg : Porte du Ciel (un lieu de prière et d’intercession), Pionniers (évangélisation de rue inter-églises, chaque samedi), et The Cross Love, en lien avec des réseaux comme CFAN Evangelism Alliance, GEA et OMS, par qui j’ai également reçu mon ordination.

Je suis diplômé de l’institut biblique international ISOM et de l’EM Strasbourg, en lien avec des réseaux tels que CFAN Evangelism Alliance, AIMG, CNEF, GEA et OMS, par qui j’ai également reçu mon ordination. Aujourd’hui, cette même voix qui m’a redirigé vers la rue de Strasbourg en 2013 m’appelle désormais plus loin — du Sénégal à Djibouti.

Comment soutenir ce projet

Ce projet avance par la prière et par le soutien de ceux que Dieu met sur son chemin. Il y a plusieurs façons de faire partie de cette mission — de Dakar à Djibouti :

  • Prier — pour l’ouverture des cœurs dans le Sahel, pour la sagesse et la protection de l’équipe.
  • Donner ponctuellement — un don unique pour financer un déplacement, du matériel ou une étape précise du projet.
  • Devenir partenaire régulier — un soutien mensuel ou annuel, pour donner à ce travail la stabilité dont il a besoin sur la durée.
  • S’engager sur le terrain — pour ceux qui sentent un appel similaire et souhaitent rejoindre l’équipe, à court terme ou à temps plein.

Si vous sentez que le Seigneur vous appelle à faire un pas dans l’une de ces directions, n’hésitez pas à me contacter.